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galerie Enseigne-des-Oudin / Annexe
3 rue martel 75010 Paris métro Château d'eau / Gare du nord ouverte le dernier dimanche de chaque mois de 15 à 19 h. et sur RV. Dimanche 25 janvier & Dimanche 22 février 2009 Dans la nef : Philippe DUVAL L'or riant est rouge |
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Mon travail se résume en 2 grandes étapes ; après ce
que j'appellerais 'mes études', ou cycle d'initiation réunissant les Beaux-Arts
de Bourges et mes voyages ; la première phase concerne l'horizontalité
; et la seconde phase, le passage à la verticalité.
" Qu'est ce que l'eau, la terre, le feu et l'air ? " (Bachelard) était la question du passage aux Beaux-Arts, suivi des voyages sous le signe des cinq continents. 1° phase Pour faire rapide, les études plastiques sur la matière m'ont conduit à mettre au sol les uvres comme des gisants, des tombes ou des ventres, et parallèlement à produire un certain nombre de livres d'artiste à la même symbolique. On peut dire que c'est la partie judaïque de mon travail : la puissance de questionnement, la recherche sur l'alchimie qui vient en grande partie de la Kabbale ; le voyage, les livres peuvent l'illustrer. Le judaïsme c'est des jeux de mots nous dit Marc-Alain Ouaknine. 2° phase Depuis 2007 la verticalisation de mes travaux parcourus par des croix de bandes d'adhésifs ponctués régulièrement de divers éléments : - cachets de cire rouge qui symbolisent des stigmates, représentation de 'centre' au sens Guénonien (philosophe orientaliste), - les photos de naturistes, symbole de la résurrection des corps, elle-même signifiant... - etc. Comme on a la tête de Jean-Batiste, on a le corps du Christ. Cette partie de mon travail tourne autour de la crucifiction : Golghota signifie la montagne du crâne. Ici c'est le passage de la conscience de la tête au corps, comme l'illustrait mon installation Le chemin des Dames. Avec le passage de la tête au corps on accède à l'Art de voir qui n'est plus basé sur le temps, la mémoire, la tête, mais est lié à l'intemporel : le corps devient interface. C'est le Darshan (vision de Dieu) des hindous, le vide des bouddhistes, et la soumission de l'homme au champ poétique (Islam veut dire soumission à Dieu et on remplace Dieu par champ poétique) On a aussi l'extension de la galerie de la rue Quincampoix, quartier ésotérique avec la tour Saint Jacques en lisière du Marais où se situe le quartier juif, vers la rue Martel, prés de la station Château d'eau du baptême. Philippe Duval janvier 2009 |