Dominique DIGEON
" Vies Intérieures "
Série des écorchés 2
15/11/2003 au 20/12/2003
La première série des écorchés date de 1998, la seconde de 2003.Dans l'intervalle, les parties d'échecs peintes 1999, les images numériques 2000, les multiportraits 2001, les Tondos 2002 qui ont toutes influencé la série récente d'écorchés
L es sujets, la technique ( caséine et papiers pelés sur toile ) et la mise en oeuvre restent les mêmes, d'où leurs sens et leur nom.La série de 1998 s'apparentait au thème des Vanités ( certaines pièces ont été présentées en février 2001 dans l'exposition de groupe : Bourgeade, Chamnt, Journiac, Maccheroni, Ughetto, Paraschiv, à la galerie " A l'Enseigne des Oudin ").
Collées à une vision anatomique du corps avec son corollaire de temporalité, de destruction et de mort, d'autres pièces de cette série ont été présentées dans l'exposition de groupe " L'Heur Mort " ( Agullo, Cauwet, Duval, Lapicque, Molinier, Yamada, toujours à la galerie " A l'Enseigne des Oudin " en février 2003).
La nouvelle série diffère par les formats et une approche différente du terme écorché. Cet aspect biologique n'est pour autant qu'un élément de ces peintures. Bien qu'écorché, pélé, c'est à dire évidé de leur peau, pour laisser apparaître le système nerveux, osseux, digestif...ces " squelettes" sont moins grinçants que ceux des danses macabres du moyen-âgz, moins figés et symboliques que ceux des vanités, plus sémillants que les planches médicales, et plus mécaniquement utile sans doute à l'étudiant de la spyché qu'aux étudiants de médecine.
Sur la base d'une corrélation COULEUR / FONCTION en rapport avec celle déja utilisée dans les parties d'échecs peintes,

 

 
ces écorchés proposent une invitation élémentaire ( au sens des Eléments constitutifs d'un univers comme dans la tradition Air / Eau / Terre / Feu ) de la vision interne d'un corps ( fourmillant de vie ) et de sa relation à " l'âme " qui se développe avec la seconde série de 2003 dans un ensemble intitilé "Vies Intérieures"