Actualité

à la galerie principale
58, rue Quincampix 75004

MARIE C H A M A N T


'œuvre coupé' 1964 - 2006

Cycle de 3 accrochages rétrospectifs sur Juillet / Septembre / Octobre
Ouverture de la 1° partie le mercredi 2 juillet 2008, 18 h. 58 rue Quincampoix en présence de Christophe GIRARD, Adjoint au Maire de Paris, en charge de la Culture.
Visage d'Oubli altuglas coloré - 1979 Textes de Jean de Loisy : Les visages d'oubli de Marie Chamant -1980. (commissaire des expositions Hors limites-1994, La Beauté-2000,Traces du sacré-2008) Et de Marianne Alphant : En L'air -1980. (responsable de la Revue parlée au Développement Culturel du Centre Georges Pompidou) Tondos proposition pour un chemin de croix carton - 1981 Collages rouges découpages-collages - 1989-91 Temps de crises découpages-collages - 2004-2005

à l'annexe
3 rue Martel 75010
- métro Château d'eau - sur R.V.

Marie CHAMANT

durant l'été 2008, de juillet à courant octobre :
Synthèse de rétrospective 24 têtes de séries 1964-2006
ses 8 livres d'artiste 1984-2002.

KIOSQUE DE RESSOURCEMENT -1988
et au sous-sol : LUMINEUSES rhodoïd - 1971-1974 PROCESSION MIROIRS D'AVEUGLES
altuglas coloré et incolore - 1977

 

 


Marie Chamant, concernée par la dimension sociale de la création artistique, ira avant ses vingt ans rejoindre le père Joseph fondateur d'ATD Quart Monde, pour donner des cours de peinture dans le bidonville de Noisy-le-Grand. D'autre part elle collaborera avec des architectes sur des projets urbains dans le cadre de l'atelier d'Art sacré Art Monumental, place de Furstemberg, animé par Raymond Delamarre et Edmée Larnaudie, collaborations qui l'amèneront à participer aux Biennale de Paris de 1963, 1965, 1967, au Musée d'art moderne, suscitant chaque fois l'intérêt d'André Malraux. Elle s'attache précocement - dés 1961-62 - à une démarche de retour aux sources et d'analyse des processus spirituels trans/religieux et culturels : équipements polycultuels, lieux de méditation et de ressourcement ; tels sont les thèmes récurrents de ses 30 premières années d'activité, suivies d'une seconde phase d'oeuvre autour du processus d'acculturation : rituels d'initiation liés au labyrinthe ; puis transmission et mémorisation par l'écriture ; enfin l'organisation du temps par le calendrier… travail en cours. En 45 ans cette démarche apparaît d'une structure évidente. A l'élémentaire de la perception : la lumière… jeux d'ombre, de transparence, de mise en relief avec des matériaux d'avant-garde comme le rhodoïd et l'altuglas, support de méditation et de ressourcement, est venu s'articuler depuis bien avant ses études à l'Institut d'art avec André Chastel, l'élémentaire du rituel social : le religare… lien… partage… initiation… socialisation des individus notamment par la danse et la pratique collective du labyrinthe ; rituels sociaux étudiés à l'éclairage de la diffusion méditerranéenne et européenne du labyrinthe. Ouvrage poursuivi naturellement en 1997 avec la prise en compte de l'élémentaire de la communication, le verbe et son vecteur d'échange et de mémorisation, l'écriture… signes et représentations du sens dans diverses cultures : du bassin méditerranéen d'abord. Signe protosinaïtique, hébreu, et arabe ; puis sanscrit et chinois… démarche encore prolongée aujourd'hui par le travail en cours sur le temps, son compte, rendu possible grâce aux chiffres et aux nombres, et sa prévision de renouvellement par rapport aux astres premiers, lune et soleil, prévision qui se formalise par diverses formes de calendrier propre à chaque culture ; avec leurs dérapages par rapport aux solstices et équinoxes, sources des fêtes universelles… Refonder un calendrier universel… Proposer de nouveaux critères et de nouvelles thématiques de fêtes… C'est le travail en cours, que cette rétrospective suspend ! Le titre de cette rétrospective œuvre coupé marque la prééminence de l'acte de découpage multimédia [matériaux divers] dans un œuvre 'construit' autant que dessiné, plutôt que pictural. - Alain Oudin mai 2008